Alors l'école à la maison, c'est une compétence provinciale puisque l'éducation est une compétence provinciale. J'ai navigué dans ce milieu pendant des années. Une amie venant de l'Alberta m'a raconté que les enfants devaient être inscrits dans un conseil scolaire spécialement à cet effet (à confirmer). Au Québec, c'est très difficile, malgré une loi qui date de l'année dernière et qui assouplit l'école à la maison. Cependant, le nouveau gouvernement élu sabote la loi et c'est un casse-tête pour les parents.
En Ontario, c'est beaucoup plus libéral. Les enfants peuvent ne pas être inscrits dans un conseil scolaire (une dérive?) et les parents font ce qu'ils veulent. Pour beaucoup, c'est sérieux, mais pour d'autres, c'est je dirais un peu négligé.
Il existe des associations de parents qui font l'école à la maison : en Ontario, il existe une association à l'échelle provinciale, au Québec également. Puis, il existe des associations locales très dynamiques à certains endroits. Pour les frontaliers, la région de la capitale nationale, c'est vraiment dynamique. Il existe des groupes québécois qui mènent de nombreuses activités en Ontario (plus ouverte) comme les visites de musées, des spectacles (concerts, opéra, théâtre) au prix des écoles (j'en ai profité). Le Québec s'ouvre petit à petit. Je parle des organismes communautaires qui offrent expositions avec des artistes... Le dynamisme du groupe dépend beaucoup des relations de certains membres (certains sont bien placés).
L'école à la maison, c'est pas toujours une conception de la vie, mais c'est aussi une obligation : l'école ne répond pas aux besoins d'enfants précoces ou d'enfants dont le handicap n'est pas reconnu (les dys en autres) ou mal pris en charge. Pour nous, c'est fini depuis la rentrée, mais ça a été des rencontres magnifiques, des championnats d'échecs (avec les écoles), des opportunités de sorties magnifiques (les ballets, et autres opéras ou théâtres entre 5 et 15 dollars franchement, je regrette vraiment). L'Ontario a été pour nous la meilleure solution; nous avons profité de belles opportunités sans qu'on nous casse les pieds. Mon fils est à l'école secondaire aujourd'hui. Je suis travailleuse autonome et ça a été une chance pour moi. Je n'ai pas eu à abandonner mon travail.
Pour ceux qui veulent plus de renseignements, message privé.