
Les résidents temporaires et les résidents permanents ont-ils du souci à se faire ? Une récente déclaration du vice-président américain J.D. Vance concernant le droit de séjour aux États-Unis qui ne serait pas « illimité » même pour les détenteurs d'une carte verte a semé la panique. Les spécialistes de l'immigration eux-mêmes se montrent prudents : les règles d'immigration ont été manifestement durcies depuis le retour de Trump au pouvoir. Durcissement qui touche autant les expatriés en situation légale que ceux en situation irrégulière.
Les spécialistes invitent les détenteurs d'un visa temporaire (H-1B, F-1…) ou d'une carte verte à faire preuve de prudence lorsqu'ils voyagent hors des États-Unis. En effet, la surveillance des étrangers quittant le territoire a été renforcée. Les contrôles sont également plus stricts pour ceux qui reviennent aux États-Unis.
Conseils aux expatriés
A priori, les étrangers en situation régulière n'ont rien à craindre. Mais les experts juridiques leur recommandent de conserver tous les documents qui pourraient leur être demandés par les services de contrôle : passeport d'origine valide, carte verte/visa valide et permettant effectivement plusieurs entrées et sorties du territoire, certificat d'emploi, derniers bulletins de salaire ou courrier attestant que l'on suit des études (et mentionnant leur durée), attestation de compte bancaire américain, justificatif de paiement de l'impôt fédéral.
Les expatriés sont invités à justifier tout séjour prolongé à l'étranger. Les douanes sont susceptibles de mener des interrogatoires poussés. Une entière coopération est fortement recommandée. Les étrangers prendront soin de renouveler leur titre de séjour bien avant sa date d'expiration.
Bientôt des listes pour interdire ou limiter l'entrée des étrangers ?
Le président Trump envisage d'interdire l'entrée aux États-Unis pour les ressortissants d'au moins 43 États. Le projet évoque une liste « rouge », dans laquelle figurent 11 pays (Corée du Nord, Soudan, Somalie, Syrie, Venezuela, Cuba, Iran, Libye, Afghanistan, Bhoutan et Yémen). S'ajoute une liste « orange » de 10 pays (Russie, Soudan du Sud, Laos, Haïti, Pakistan…) qui n'interdirait plus les voyages, mais les limiterait. La limitation ne s'appliquerait cependant pas aux riches investisseurs étrangers, mais uniquement aux touristes et aux autres détenteurs de visa. La dernière liste (liste « jaune ») cible 22 pays sanctionnés, par exemple, pour leur manque de coopération avec les États-Unis ou leur manque de conformité aux règles américaines. Les ressortissants de cette dernière liste auraient 60 jours pour se mettre en règle, au risque de basculer en liste orange ou rouge.